La tonte du cheval revient chaque automne dans les écuries, et elle est rarement faite pour les bonnes raisons. On croit souvent qu'elle sert à rafraîchir l'animal. Elle sert d'abord à le faire sécher.
Un cheval se tond pour sécher, pas pour avoir moins chaud
Un cheval qui travaille transpire. Avec un poil d'hiver long et dense, la sueur met très longtemps à s'évaporer : l'animal reste humide sous une couche isolante, se refroidit lentement et prend froid. C'est cette chaîne que la tonte interrompt.
Un cheval qui ne travaille pas ou peu, qui vit au pré et n'est pas mis à l'effort, n'a en général aucune raison d'être tondu. Son poil fait exactement le travail pour lequel il pousse.
La période : à partir de l'installation du poil d'hiver
La première tonte se fait quand le poil d'hiver est bien en place, donc à l'entrée de la saison froide. Ensuite, le rythme suit la repousse et le niveau de travail : certains chevaux sont retondus une ou deux fois dans l'hiver, d'autres pas du tout.
Le point à retenir est qu'une tonte engage à couvrir l'animal. Un cheval tondu n'a plus sa protection naturelle : couverture adaptée, abri, et attention particulière aux journées froides et humides.
Le matériel : du couple avant tout
Le poil de cheval est épais, souvent gras et poussiéreux. Ce qui compte n'est pas la vitesse de la lame mais la capacité du moteur à ne pas ralentir dans l'épaisseur. Un appareil sous-dimensionné chauffe, tire sur le poil et laisse des traces de passage.
Les modèles de corps, robustes, sont regroupés dans le rayon tondeuse pour cheval. Quand il n'y a pas de prise à portée, au pré ou dans un box éloigné, une tondeuse sans fil pour cheval évite de tirer une rallonge au milieu des pieds de l'animal. Pour les oreilles, le chanfrein et le dessous de la mâchoire, un appareil plus fin est indispensable : c'est l'objet du rayon tondeuse finition pour cheval.
Préparer avant de tondre
Un cheval propre se tond mieux et use moins la lame. La poussière et la boue séchée émoussent le fil très vite, et un poil gras fait bourrer la tête de coupe. Un pansage sérieux, voire un shampooing suivi d'un séchage complet, change complètement le confort de travail.
Prévoyez aussi le temps. Une tonte complète n'est pas une affaire de quelques minutes, et un cheval qui découvre l'appareil demande d'être mis en confiance avant même d'être touché par la lame : laisser entendre le bruit à distance, poser la main, puis l'appareil éteint, avant de commencer.
L'ordre de passage
On tond à rebrousse-poil, en remontant dans le sens inverse de la pousse, par bandes qui se chevauchent légèrement pour ne pas laisser de lignes. Commencez par les grandes surfaces faciles, l'encolure et l'épaule, où l'animal est le plus tolérant, et gardez pour la fin les zones sensibles : le ventre, les flancs, le dessous des coudes et la tête.
Tendez la peau avec la main libre dans les zones qui plissent, notamment aux coudes et devant le grasset. Une peau détendue se pince sous la lame.
Surveiller la chaleur de la lame
C'est le point que l'on néglige le plus. Une lame qui travaille chauffe, et une lame chaude brûle. Touchez-la régulièrement du dos de la main, faites des pauses, brossez les poils accumulés et huilez pendant le travail, pas seulement à la fin. Une lame qui accroche n'est d'ailleurs pas toujours usée : elle est souvent simplement encrassée.
Ce qu'il faut éviter
Ne tondez pas un cheval mouillé, ni un cheval dont le poil est plein de terre. N'insistez pas sur une zone où l'animal se crispe : mieux vaut y revenir plus tard que de forcer et associer durablement la tondeuse à une mauvaise expérience. Et si votre cheval est vraiment inquiet, faites-vous accompagner d'une personne qui le tient : une tonte se fait à deux bien plus souvent qu'on ne le dit.