Tondre un mouton n'a rien à voir avec la tonte d'un gros chien. La toison est épaisse, chargée de suint et de poussière, et elle oppose une résistance continue sur toute la longueur de la coupe. Là où un pelage canin laisse des respirations, la laine forme une masse compacte que la lame traverse sans interruption.
Le matériel doit donc garder son couple sans faiblir pendant des dizaines de minutes d'affilée. Un moteur qui ralentit en milieu de toison ne fait pas que rallonger le travail : il chauffe, tire sur la laine, et met l'animal en tension au moment où il faudrait qu'il reste calme.